Détecteur de deepfake : reconnaître un visage échangé ou une vidéo manipulée

Ouverture de l'analyseur…
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Un deepfake est une photo ou une vidéo dans laquelle un visage, une expression ou une voix a été remplacé ou synthétisé par IA. Pour le reconnaître, déposez le fichier ci-dessus : l'analyseur cherche les incohérences laissées par l'échange de visage (contours, éclairage, texture de peau, cohérence image par image) et renvoie un score de manipulation.
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Deepfake, image générée, retouche : trois choses différentes
| Type | Point de départ | Ce qui est modifié | Outil adapté |
|---|---|---|---|
| Deepfake | Photo, vidéo ou audio réels | Visage, bouche, expression ou voix remplacés / synthétisés | Détecteur de deepfake |
| Image générée | Rien (bruit aléatoire + description) | Toute l'image est synthétique | Détecteur d'image IA |
| Retouche IA | Photo réelle | Un élément ajouté, effacé ou modifié (fond, objet, défaut) | Carte de chaleur du détecteur d'image |
| Voix clonée | Quelques secondes d'audio réel | Nouveau discours avec le timbre de la personne | Voix IA ou humaine |
Une image générée est créée de toutes pièces. Un deepfake part d'un contenu réel — une photo, une vidéo, un enregistrement — et en remplace une partie : le visage d'une personne collé sur le corps d'une autre, les lèvres animées pour faire dire un texte, une expression modifiée. C'est cette manipulation locale que le détecteur de deepfake recherche, en comparant la zone du visage au reste de l'image et, pour une vidéo, en suivant la cohérence d'une image à l'autre. Le mot est aussi employé pour les voix clonées : dans ce cas, utilisez plutôt la page voix IA ou humaine.
Les signes d'un deepfake sur une vidéo
- La bordure du visage : léger flou ou changement de teinte à la limite entre le visage et les cheveux, le cou, les oreilles ; le masque « flotte » lors des mouvements rapides.
- Le regard et le clignement : yeux qui ne clignent pas au rythme naturel, direction du regard incohérente avec la position de la tête.
- Les lèvres et les dents : synchronisation labiale approximative, intérieur de la bouche flou, dents qui apparaissent et disparaissent.
- L'éclairage : ombres sur le visage qui ne suivent pas la source de lumière de la pièce, reflets absents sur les lunettes.
- Les profils et occlusions : la manipulation décroche quand la personne tourne la tête de côté, passe la main devant son visage ou boit.
- Le son : voix légèrement métallique, respirations absentes, intonation plate sur les phrases émotionnelles.
Sur une photo unique, ces indices temporels disparaissent : restent les contours, la texture de peau (plus lisse que le cou ou les mains) et la cohérence des reflets dans les deux yeux. C'est là que l'analyse automatique est le plus utile.
Comment l'analyseur détecte une manipulation
Le détecteur travaille à plusieurs niveaux : détection du visage et analyse de ses contours, recherche des artefacts de mélange laissés par la fusion de deux sources, comparaison de la compression et du bruit entre la zone du visage et le reste de l'image, et pour une vidéo, suivi de la stabilité des traits d'une image à l'autre. Le rapport indique un score global et les images (frames) les plus suspectes, ce qui permet de vérifier soi-même les moments clés. Voir comment ça marche.
Dans quelles situations vérifier ?
- Vidéo d'une personnalité (dirigeant, élu, célébrité) tenant des propos surprenants, surtout si elle circule sans source identifiable.
- Appel vidéo ou message vidéo d'un « proche » ou d'un « collègue » demandant un virement, un code ou un document. Les arnaques au faux dirigeant utilisent désormais la vidéo.
- Contenu intime ou compromettant mettant en scène une personne que vous connaissez : en France, diffuser sans consentement un contenu généré par traitement algorithmique représentant une personne est puni de 2 ans de prison et 45 000 € d'amende (article 226-8 du code pénal), et 2 ans et 60 000 € pour un contenu à caractère sexuel, portés à 3 ans et 75 000 € en ligne (article 226-8-1, créé par la loi n° 2024-449 du 21 mai 2024).
- Vidéo « preuve » dans un litige, un recrutement ou une vérification d'identité à distance.
Les limites
Une vidéo fortement compressée (envoyée par messagerie, réencodée par une plateforme) perd une partie des artefacts que le détecteur recherche. Les deepfakes les plus soignés, produits image par image puis retouchés à la main, peuvent passer sous le seuil. À l'inverse, une vidéo réelle très dégradée peut déclencher un score intermédiaire. Le score est un indice ; la source, le contexte et l'existence d'autres enregistrements du même moment restent déterminants. Notre guide deepfake : définition, exemples et détection détaille des cas concrets.
Questions fréquentes
Comment reconnaître un deepfake ?
Regardez la bordure du visage (flou, changement de teinte), le clignement des yeux, la synchronisation des lèvres, les ombres et les moments où la personne tourne la tête ou passe une main devant elle. Puis passez le fichier dans le détecteur, qui analyse les artefacts de fusion et la cohérence image par image.
Le détecteur de deepfake fonctionne-t-il sur une photo seule ?
Oui. Sans indices temporels, il s'appuie sur les contours du visage, la différence de texture et de bruit entre le visage et le reste de l'image, et la cohérence des reflets. Les photos issues d'applications d'échange de visage sont généralement bien repérées.
Quels formats vidéo sont acceptés ?
MP4, MOV, AVI, MKV et WebM, ainsi que les images JPG, PNG, WebP et HEIC. Préférez le fichier original à une version réencodée par une messagerie, qui perd une partie des artefacts.
Un deepfake est-il illégal en France ?
Diffuser sans consentement un contenu généré ou manipulé représentant une personne, sans qu'il soit évident qu'il s'agit d'un montage, est puni par l'article 226-8 du code pénal ; les deepfakes à caractère sexuel relèvent de l'article 226-8-1 créé par la loi SREN du 21 mai 2024. Conservez le fichier original et signalez sur la plateforme Pharos.
Que faire si je reçois un appel vidéo suspect demandant de l'argent ?
Raccrochez et rappelez la personne sur un numéro que vous connaissez déjà. Ne validez jamais un virement, un code ou l'envoi d'un document sur la seule foi d'une vidéo ou d'une voix. Si vous avez un enregistrement, analysez-le ensuite.
Un doute sur un fichier ?
L'analyse prend quelques secondes et le premier test est gratuit. Ce site perçoit une commission si vous souscrivez ensuite à TruthScan, sans surcoût pour vous.
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